Le 7 février Nous nous réveillons à 6 heures, la carcasse douloureuse: nous sommes moulus. Et nous nous rendons compte que nous sommes tous recouverts d'une fine couche de rosée aussi blanche que ...
Día 7. Nos despertamos a los seis. Todos nos quejamos de mal en los huesos. Estamos molidos. Nos percibimos que todos estamos cubiertos de una capa fina de roció blanco, como si fuese nieve. Todo ...
Le 6 février Il est trois heures du matin. Un camion sans bâche de l'armée de l’Air a déchargé du matériel non loin de nous ; son chauffeur, bienveillant, nous prend en charge. En moins de temps ...
Día 6. Son las tres de la madrugada. Un benévolo conductor de aviación con su camión casi vacío, pues descargó material que llevaba no muy lejos de allí, se hace cargo de todos nosotros. Con más ...
5 février "...il faut précipiter notre départ vers le nord et fuir l'encerclement si on nous laisse entrer en France car dans peu de temps ILS seront ici...Et c'est vrai... Depuis quelques heures, ...
Le 4 février "Les enfants demandent du pain sans arrêt,...." Nous continuons à vivre comme des bohémiens. Nous n'arrêtons pas de discuter : est-il temps pour les femmes de passer en France ? Aller ...
Día 5. "...que debemos precipitar nuestra marcha hacia la frontera, y romper el cerco en el caso de que nos dejen pasar, puesto que en pocas horas van a estar aquí. Debemos darles crédito ya que ...
Día 4."Los niños no hacen mas que pedir pan." Seguimos con nuestra vida de bohemios. Todos comentamos y discutimos si ya es hora de que las mujeres vayan a Francia. Pero es que el ir a buscar un ...
"nous sommes toujours dans l'incertitude et nous manquons toujours de vivres, la frontière reste close et les fascistes avancent maintenant sans rencontrer de résistance ; les Français veulent-ils ...
"...todos vivimos con idéntica incertidumbre de los demás días, pues falta comida, la frontera no la abren y los fascistas avanzan sin encontrar casi resistencia. ¿ a caso van a consentir los ...
Le 31 janvier. "Une rumeur vient ajouter à nos inquiétudes : on dit qu'à l'entrée en France on va séparer les plus jeunes des femmes, c' est à dire les enfants des mères." Nous faisons notre vie ...
Dia 31. haciendo la vida en la montana. No hace frio, pero nuestra preocupación son la falta de provisiones. Si abrieran ya la frontera.. pero, no, y parte de la España republicana, espera allí ...
30 Janvier. "Que doivent penser les enfants - les miens, si jeunes, comme ceux des autres - témoins de notre indignation, en entendant nos commentaires et voyant tant d'enfants parmi les b ...
Día 30. "Que deben pensar mis hijitos y los hijos de los demás, al ver nuestra cólera, oír nuestros comentarios, y ver tantos niños heridos?. Quizás jamás llegaran a comprender en realidad la ...
28 et 29 Janvier. « Nous nous dirigeons tous vers la frontière poussés par l'instinct de conservation, et si chacun pense à sa vie, le sort de nos mères de nos épouses et de nos enfants nous ...
Día 28 y 29. Los pasamos en Perelada. Nos convertimos casi en gitanos, pues dormimos amontonados y por el suelo, con las pocas mantas de que éramos portadores. Las mujeres preparan la comida ...
27 Janvier. Nous prenons la route de Figueras dans l'après midi, au milieu d'une véritable fourmilière. Ici, bien sûr! nous nous connaissons quasiment tous. Nous avons le plaisir de saluer le ...
Día 27. Por la tarde salimos en dirección a Figueras. Aquello es un verdadero hormiguero. Aquí ¡cómo no! nos conocemos casi todos. Tenemos la satisfacción de saludar al Dr. Fantasma, ..... fue el ...
Mercredi 25 Janvier 1939. "Nous sommes terrorisés en pensant à ceux qui sont restés derrière nous." Le 25 Une heure d'arrêt et, après avoir mangé un petit quelque chose, nouveau départ. Nous ...
Día 25. Y todos vamos pensando en el terror que deben sentir los que tras nosotros quedaron. Una hora de parada y en marcha de nuevo después de haber comido un algo cada uno. Nos dirigimos hacia ...
Mardi 24 Janvier 1939. "... nous n’avons plus qu'un seul souci notre vie, notre liberté." ...depuis belle lurette, mon bon ami et camarade Félix G. me fait remarquer que la situation empire au fil ...
... Le Journal de l'exode de J.B publié ici relate au jour le jour son exode, celui de sa famille et de ses amis de la Compagnie d'Autobus de Barcelone, partis dans la nuit du 24 au 25 Janvier ...
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Il y a 70 ans, des centaines de milliers d'hommes de femmes et d'enfants quittent l'espagne devant l'avancée franquiste. J.B. est l'un d'eux. Depuis son départ le 24 janvier de Barcelone, parti avec famille et amis, il prend des notes sur cet évènement et relate son parcours au jour le jour. L'exode vers le Nord de la Catalogne, l'attente à la frontière, la séparation avec la famille..Son journal s'achève un an plus tard, quand il sortira du Camp de Bram où il sera interné plusieurs mois.