Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 00:51

Día 30.

"Que deben pensar mis hijitos y los hijos de los demás, al ver nuestra cólera, oír nuestros comentarios, y ver tantos niños heridos?. Quizás jamás llegaran a comprender en realidad la magnitud de la tragedia."


Estamos pues en Port-Bou, última etapa en España, ya que muy cerca está la frontera francesa. Des de que salimos de Barcelona, las noticias que vamos recibiendo son contradictorias, pero en general pesimistas. En la ciudad condal los fascistas hacen de la suyas, detienen y asesinan a discreción, así se nos informa.













Podemos ver entre la gran afluencia de gente, hombres, mujeres y niños, vendados de cabeza, brazos, piernas, etc...Otros heridos de más importancias, permanecen tendidos sobre un autocar o un camión. Preguntamos: provienen de los bombardeos de Figueras. Aquel cuadro no cesa de provocar en todos, una ola de maldiciones, hacia los traidores de España. ?

 



Que deben pensar mis hijitos y los hijos de los demás, al ver nuestra cólera, oír nuestros comentarios, y ver tantos niños heridos?. Quizás jamás llegaran a comprender en realidad la magnitud de la tragedia. Pero yo me esfuerzo un poco cada día, escribiendo mi diario, mi vida, nuestra vida. Procurare, no puedo decir cuando, como, ni dónde, que me lean.




Todo es confusión, nadie sabe informarte en concreto, pero la situación va siendo trágica. A pesar de ello, hasta aquí, los alrededores de Port-Bou, llega una brigada de recuperación que, detiene a los hombres que abandonaron el frente? Así como también a otros. Yo pienso trasladarme de un momento a otro en Gerona, para justificar de donde procedo.

Por lo visto, quieren formar un frente, a pocos kms de Port-Bou. Una resistencia que comprendemos inútil, a juzgar, por el cariz que han tomado los acontecimientos. Me hacen desistir de mi intención de trasladarme a Gerona, a causa de las reflexiones y observaciones que me hacen.

Vivimos entre el mar, la carretera y la montana. La comida la debemos racionar, ya que las provisiones que cada familia traía consigo, van tocando a su fin. A nosotros después de comer 7 gallinas, que habíamos cogido del gallinero de nuestra casa, poco nos queda.

 


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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 00:59

30 Janvier.

  "Que doivent penser les enfants - les miens, si jeunes, comme ceux des autres - témoins de notre indignation, en entendant nos commentaires et  voyant tant d'enfants parmi les  blessés? Comprendront-ils jamais l'étendue de la tragédie?...Je l' espère".



 
Nous voilà donc rendus à Port-Bou : c'est notre dernière étape en Espagne puisque nos arrivons à la frontière avec la France. Depuis notre départ de Barcelone, les nouvelles sont restées contradictoires, et , en règle générale, pessimistes. On nous dit ici que dans la Cité Comtale les fascistes règnent en maitres  emprisonnant et assassinant qui bon leur semble.


 
Nous voyons, dans notre foule de fuyards, des hommes, des femmes et des enfants porteurs de pansements, qui à la tête, qui au bras, qui à la jambe etc.. d'autres blessés plus gravement atteints sont étendus sur un autocar ou un camion. Nous leur demandons ce qu'il leur est arrivé, ils ont été pris sous les bombardements de Figueras..ce triste spectacle soulève des vagues de colère et des torrents de malédictions envers les traitres à la patrie.


 
Que doivent penser les enfants - les miens, si jeunes, comme ceux des autres - témoins de notre indignation, en entendant nos commentaires et  voyant tant d'enfants parmi les  blessés? Comprendront-ils jamais l'étendue de la tragédie?...Je l' espère. C'est pour cela que je tiens cette chronique de  ma vie, notre vie. Et  je ne sais ni comment ni quand, mais je ferai en sorte qu' ils  lisent mon journal.

 

 Ici tout est confus, personne ne peut donner d'informations sûres et concrètes, pourtant, nous savons que la situation tourne au tragique. Malgré la désorganisation, une brigade de « Récupération» arrive jusqu' ici, aux abords de Port-Bou, elle détient plusieurs hommes, ont-ils abandonné le front ?  Ceux- là et d'autres... je pense un instant aller jusqu'à Gérone pour expliquer d' où j'arrive et justifier ma présence ici.

 Manifestement ils veulent reconstituer une ligne de défense et stabiliser le front à quelques kilomètres de Port-Bou... une résistance bien inutile si l'on en juge par la tournure que prennent les choses. Mes compagnons, par leurs réflexions et leurs observations, m'amènent à renoncer au voyage vers Gérone.

 Nous restons là, entre la mer, la route et la montagne. Nous devons rationner la nourriture car les provisions dont chaque famille s'était munie arrivent à leur fin. Quant à nous, après avoir mangé les sept poules que nous avions prises dans notre poulailler, il ne nous reste quasiment plus rien...

 


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  • : Il y a 70 ans, des centaines de milliers d'hommes de femmes et d'enfants quittent l'espagne devant l'avancée franquiste. J.B. est l'un d'eux. Depuis son départ le 24 janvier de Barcelone, parti avec famille et amis, il prend des notes sur cet évènement et relate son parcours au jour le jour. L'exode vers le Nord de la Catalogne, l'attente à la frontière, la séparation avec la famille..Son journal s'achève un an plus tard, quand il sortira du Camp de Bram où il sera interné plusieurs mois.
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  • : 10/02/2009

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